19 juin 2008
Nobody's fault but mine
Nobody's fault, but mine.
Nobody's fault, but mine.
And I said if I should die
and my soul becomes lost,
Then I know it's nobody's fault but mine.
Oh I got a father.
I got a father and he can preach
So I said if I should die
and my soul, my soul becomes lost,
Then I know it's nobody's fault but mine.
Oh I got a mother.
I got a mother and she can pray
So I said if I should die
and my soul, my soul becomes lost,
then I know it's nobody's fault but mine.
Oh I got a sister.
I got a sister and she can sing. Oh Yeah.
and I said if I should die
and my soul becomes lost,
then I know it's nobody's fault but mine.
And I said if I should die
then I know it's nobody's fault but mine
and I said if I should die
and my soul becomes lost,
then I know it's nobody's fault but mine.
Beth Rowley
28 avril 2008
J'arrive où je suis étranger
Rien n'est précaire comme vivre
Rien comme être n'est passager
C'est un peu fondre comme le givre
Et pour le vent être léger
J'arrive où je suis étranger
Un jour tu passes la frontière
D'où viens-tu mais où vas-tu donc
Demain qu'importe et qu'importe hier
Le coeur change avec le chardon
Tout est sans rime ni pardon
Passe ton doigt là sur ta tempe
Touche l'enfance de tes yeux
Mieux vaut laisser basses les lampes
La nuit plus longtemps nous va mieux
C'est le grand jour qui se fait vieux
Les arbres sont beaux en automne
Mais l'enfant qu'est-il devenu
Je me regarde et je m'étonne
De ce voyageur inconnu
De son visage et ses pieds nus
Peu a peu tu te fais silence
Mais pas assez vite pourtant
Pour ne sentir ta dissemblance
Et sur le toi-même d'antan
Tomber la poussière du temps
C'est long vieillir au bout du compte
Le sable en fuit entre nos doigts
C'est comme une eau froide qui monte
C'est comme une honte qui croît
Un cuir à crier qu'on corroie
C'est long d'être un homme une chose
C'est long de renoncer à tout
Et sens-tu les métamorphoses
Qui se font au-dedans de nous
Lentement plier nos genoux
O mer amère ô mer profonde
Quelle est l'heure de tes marées
Combien faut-il d'années-secondes
A l'homme pour l'homme abjurer
Pourquoi pourquoi ces simagrées
Rien n'est précaire comme vivre
Rien comme être n'est passager
C'est un peu fondre comme le givre
Et pour le vent être léger
J'arrive où je suis étranger
Louis Aragon
10 avril 2008
Brazil, brazil...
25 mars 2008
Ces petits riens
Mieux vaut n'penser à rien
Que n'pas penser du tout
Rien c'est déjà
Rien c'est déjà beaucoup
On se souvient de rien
Et puisqu'on oublie tout
Rien c'est bien mieux
Rien c'est bien mieux que tout
Mieux vaut n'penser à rien
Que de penser à vous
Ça ne me vaut rien
Ça ne me vaut rien du tout
Comme si de rien
N'était je pense à tous
Ces petits riens
Qui me venaient de vous
Si c'était trois fois rien
Trois fois rien entre nous
Evidemment
Cà ne fait pas beaucoup
Ce sont ces petits riens
Que j'ai mis bout à bout
Ces petits riens
Qui me venaient de vous
Mieux vaut pleurer de rien
Que de rire de tout
Pleurer pour un rien
C'est déjà beaucoup
Mais vous vous n'avez rien
Dans le cœur et j'avoue
Je vous envie
Je vous en veux beaucoup
Ce sont ces petits riens
Qui me venaient de vous
Les voulez-vous ?
Tenez ! Que voulez-vous ?
Moi je ne veux pour rien
Au monde plus rien de vous
Pour être à vous
Faut être à moitié fou.
Stacey Kent
24 mars 2008
Je ferai sans
L'envie que je ressens si fort de te serrer dans mes bras, je ferai sans
L'espoir de sentir près de moi ta présence et ta chaleur, je ferai sans
Je fais taire au fond de moi les mots d'amour comme on étouffe une rumeur
J'oublie l'avenir à contre-coeur, le présent je ne fais que l'oublier
Je ferai sans, je ferai semblant
Je ferai sans, je ferai semblant
Le courage que tu me révèles quand les forces m'abandonnent je ferai sans
Tes appels et ta voix que j'entends, que j'attends constamment, je ferai sans
Même si je m'applique à ne pas ignorer tes raisons tes arguments,
Ton souvenir a la force d' un coup de poing que je prends en plein dedans.
Je ferai sans, je ferai semblant
Je ferai sans, je ferai semblant
Un seul être vous manque et tout est dépeuplé
Un seul être vous manque et tout est dispersé
Je cherche alors la nuit pour m'échapper du jour
Qui a mis en lumière ton regard qui me suit
Qui me suit, qui me suit
Je remonte à contre-courant la force du torrent qui m'attire à toi
Je m'agrippe à tout ce que je peux à défaut de m'agripper à tes doigts
Je m'agrippe à tout ce que je peux, je m'agrippe à tout ce que je peux
Je m'agrippe à tout ce que je peux...
Je ferai sans, je ferai semblant
Je ferai sans, je ferai semblant
Pauline Croze
05 janvier 2008
Je suis à toi
Je suis à toi
Pour du vent, pour quelques soupirs
Je suis à toi
Je suis à toi, à toi pour rien
Pour rien d’autre que le plaisir
Je suis à toi
Je suis à toi jusqu’à demain
Sans façon ni politesse
Pour la sueur et pour l’ivresse
Je suis à toi sans rendez-vous
Je risque le tout pour le tout
À toi sans détour, sans migraine
Sans le quotidien, sans ses chaînes
Tant pis si on n’en sort pas indemne
Tant pis si on a de la peine
Pour du vent, pour quelques soupirs
Je suis à toi
Je suis à toi, à toi pour rien
Pour rien d’autre que le plaisir
Je suis à toi
Je suis à toi jusqu’à demain
À toi mon ventre, ma bouche, mes seins
Sans pudeur, sans fond de teint
Sans l’habitude qui tient en laisse
Deux corps qui trop bien se connaissent
À toi sans jalousie, sans ruse
Sans inventer une seule excuse
Sans faire semblant un seul instant
Sans se dire qu’ “Avec le temps”...
Pour du vent, pour quelques soupirs
Je suis à toi
Je suis à toi, à toi pour rien
Pour rien d’autre que le plaisir
Je suis à toi
Je suis à toi jusqu’à demain
Ne me regarde pas comme ça
On dirait que tu as peur de moi
Je ne te demande rien d’autre, rien
Que de m’aimer jusqu’à demain
Sans attente, ni fausse promesse
Avec ardeur, avec finesse
Pour que nos lèvres ne se lassent
Jamais de la bouche qu’elles embrassent
Pour du vent, pour quelques soupirs
Je suis à toi
Je suis à toi, à toi pour rien
Pour rien d’autre que le plaisir
Je suis à toi
Je suis à toi jusqu’à demain
Pour du vent, pour quelques soupirs
Je suis à toi
Je suis à toi, merci de rien
Je suis à toi avec plaisir
Avec plaisir
Mais seulement jusqu’à demain
Mais seulement jusqu’à demain
Karin Clercq
04 janvier 2008
Kassandre
Kassandre
Je ne compte plus les années qui se sont écoulées
à parcourir la terre, moi qui suis visionnaire
Dans des corps de jeunes femmes, réincarnant mon âme
aux prédictions de cendres; je suis la dernière Kassandre
Un jour devant mes yeux paraît le dieu-solaire,
symbole de clarté, de violence, de lumière
Il me veut toute à lui, sur-le-champ, impérieux
On ne discute pas les désirs d’un dieu
Et pour mieux me séduire, il m’offre l’avenir,
le don de prophétie, pareille à la pythie
Mais l'orage sur Kassandre, doit déchaîner sa rage
et mes mots ne pourront empêcher les ravages
Comme je refusais, malgré toutes mes promesses,
de lui céder mon corps de vierge immaculée,
Apollon outragé, dans son orgueil se blesse,
et se venge en m’ôtant le don de persuader
Et je suis impuissante face à la vie qui meurt
Ma tête est pleine de sang, de larmes, de douleurs
A l’aube d’un siècle neuf, vraiment rien n’a changé
Du 37ème étage, Laure s’est laissée tomber
Jo plonge dans sa seringue, Chveik éclate sous les bombes
Voici le cimetière, regardez donc leurs tombes
Lui crèvera solitaire dans son petit meublé,
celui-là du cancer, cette autre assassinée...
Pourquoi n’écoutent-ils pas mes paroles sibyllines
J’ai beau les prévenir, ils sont sourds, ils s’obstinent
Le choc les a surpris, les voilà tout en bas,
et moi je reste là, la mort à bout de bras
Éprouver du plaisir pour moi est impossible
Condamnée à gémir un avenir inaudible,
ce calvaire est ma vie depuis des millénaires
Je suis le dernier exemplaire
Dans ma robe de voiles blancs, je cours, je cours toujours
annoncer les fléaux qui tournoient dans ma tête
Je danse, ivre morte, au milieu des tempêtes
Bacchante échevelée dans un monde de sourds
Et quand exténuée, sur le sol, je m’affale
Je m’endors, et je dors, oubliant que j’ai mal
Brusquement réveillée par une vision d’horreur
je ne sais plus pourquoi, ni pour qui j’ai si peur
J’ai l’esprit qui divague, on crie que je suis folle
Oh je vous en supplie écoutez mes paroles
Éprouver du plaisir pour moi est impossible
Condamnée à gémir un avenir inaudible,
ce calvaire est ma vie depuis des millénaires
Je suis le dernier exemplaire
Karin Clercq
Ne pas
Progresser, se développer
Se concentrer, bien s’exprimer
Anticiper, évoluer
Et toujours rationaliser
Apprendre, réapprendre
Comprendre, entreprendre
Se reprendre, te surprendre
S'étendre, se détendre
Se justifier, se dépêcher
S’écraser, la fermer
Arrêter de téléphoner
Regretter presque d’être née
parce que je ne trouve plus mes clefs
De tout cela j’en ai assez
Si tu pouvais m’accepter mon amour
sans toujours me refaçonner
Si tu pouvais m’accepter sans détour
sans chaque jour me demander
De ne pas gémir, de ne plus mugir
Pas m’abrutir, plus ralentir
De ne pas te contredire
Ne pas mentir comme je respire
seulement parce que je veux séduire
Ne pas avoir la tête en l’air
Ne pas me complaire, solitaire
Ne plus claquer les portes
Ne pas rire quand tu t’emportes
Ne pas regretter le passé
Ne plus te demander de m’épouser
Si tu pouvais m’accepter mon amour
sans toujours me refaçonner
Si tu pouvais m’accepter sans détour
sans chaque jour me demander
De ne pas fumer, ne pas boire
Ne pas me garer sur le trottoir
Ne pas avoir le cafard
Ne pas être contradictoire
Possessive, excessive, impulsive, agressive
Hystérique, romantique, ridicule, pathétique
Ne pas manger entre les repas
Pas oublier le bac de chat
Ne pas dire ça ne m’intéresse pas
Ne pas te reprocher tout ça
Ne plus te dire que je ne comprends pas
comment nous en sommes arrivés là
Karin Clercq
15 novembre 2007
L'Insoumise
Je ne veux pas vivre dans une pomponnière
Les murs y sont arides, je manque d’air
Tes doigts, quand j’y pense, me font prisonnière
Tu me fais la danse de la muselière.
Non, je ne veux pas vivre dans un couffin vert
Où tes coussins avides veulent me faire taire,
Hypnotiques rapaces ravageant ma place,
Trouvant ce tintouin tout à fait ordinaire.
Où est-il écrit que l’on ne ferait pas,
Ce dont on a envie, ici-bas ?
Aujourd’hui c’est l’hiver, la saison des pourquoi
Mais demain sera l’enfer si tu ne te lèves pas…
…De ton lit de fatigue où tu baisses les bras,
Des terres invisibles où dorment des lions,
Mutante silencieuse, ne vois-tu pas les saisons
Qui bougent autour de toi et sont ta maison ?
Tu délires dans tes rêves d’élire une vie
En guise de peau de zèbre et tu souris
Trotteuse prise au piège de lourds sortilèges
Allège ton parapluie, alerte tes envies puisque
Tu ne te vois pas vivre dans un royaume en verre
Enfermée sous les vitres de tortionnaires,
Il y a que tout est possible de n’être plus la cible,
Lassée d’être soumise à la terre entière.
Je ne veux pas vivre à bord d’une montgolfière
Saluant le vide au royaume des airs
Je veux vivre sur terre, je ne veux l’éviter,
Là où le rire prolifère, insoumise aux regrets.
Daphné
26 septembre 2007
Mon amie la rose
On est bien peu de chose
Et mon amie la rose
Me l'a dit ce matin
A l'aurore je suis née
Baptisée de rosée
Je me suis épanouie
Heureuse et amoureuse
Aux rayons du soleil
Me suis fermée la nuit
Me suis réveillée vieille
Pourtant j'étais très belle
Oui j'étais la plus belle
Des fleurs de ton jardin
On est bien peu de chose
Et mon amie la rose
Me l'a dit ce matin
Vois le dieu qui m'a faite
Me fait courber la tête
Et je sens que je tombe
Et je sens que je tombe
Mon cœur est presque nu
J'ai le pied dans la tombe
Déjà je ne suis plus
Tu m'admirais hier
Et je serai poussière
Pour toujours demain.
On est bien peu de chose
Et mon amie la rose
Est morte ce matin
La lune cette nuit
A veillé mon amie
Moi en rêve j'ai vu
Eblouissante et nue
Son âme qui dansait
Bien au-delà des nues
Et qui me souriait
Crois celui qui peut croire
Moi, j'ai besoin d'espoir
Sinon je ne suis rien
Ou bien si peu de chose
C'est mon amie la rose
Qui l'a dit hier matin.


























